Bilan après 2 ans de mandat d’élus MEA

Sur un plan fonctionnel

  • L’application stricte par le maire, du cadre légal vis-à-vis des élus minoritaires : 1 élu MEA dans chaque commission municipale (10) et établissements publics locaux (3), aucun représentant MEA auprès des divers syndicats et associations (15).
  • Peu de réel travail d’équipe. Une information a minima et souvent fournie dans des conditions ou des délais qui ne permettent pas de préparer les sujets à traiter : certaines commissions ne se sont jamais réunies depuis 2 ans, envoi des documents concernant l’ordre du jour des conseils 2 ou 3 jours avant…

Globalement, le bureau (maire + adjoints) et la secrétaire générale de mairie décident de tout en rendant un minimum de comptes.

  • Pas de débat sur le fond. Nos tentatives pour discuter dans un cadre plus large (pluriannuel, inter ou multi-communes) sont repoussées. Pas de reconnaissance ou d’acceptation d’une vision différente ou alternative.
  • Très peu de réponses concrètes à nos questions. On ne rejette plus mais on laisse passer le temps sans agir.
  • Des possibilités d’expression limitées : pas de possibilité d’exprimer un point de vue dans le journal « Votre Village » et une bataille constante pour que les comptes rendus reflètent nos positions sans les déformer. Le maire nous a informés lors du conseil du 4 avril 2016 que les PV des conseils ne rendraient plus compte à l’avenir des discussions se tenant lors de ces réunions !
  • Un rôle réduit à celui d’observateurs…

 

Concernant le village

  • Autour du maire, un noyau dur, attaché au Village et qui le connait depuis longtemps. L’activité, concentrée sur 4 ou 5 des 19 élus, est donc forcément limitée dans ses possibilités d’action.
  • Un bureau qui certes ne compte pas ses heures, mais qui gère les dossiers avec des méthodes de travail figées dans la routine, dans un contexte où les changements sont de plus en plus rapides : il conviendrait de moderniser les outils de gestion, recourir plus souvent à la mise en concurrence, sortir des habitudes de reproduire l’historique, gérer par projet, planifier et anticiper.
  • Des finances préservées mais au détriment de besoins croissants de rénovation des installations existantes et surtout, sans projection vers l’avenir. L’endettement résiduel de la commune, faible en 2014, double en 2015 avec l’emprunt concernant l’achat et les travaux de la future maison médicale (coût global estimé entre 600 et 700 k€). La capacité d’endettement s’en trouve sérieusement réduite alors que la nécessité d’investir demeure. Parallèlement et pour la 2ème année consécutive, les travaux concernant des projets récurrents (aménagement de l’avenue de Chavoye, voiries, caméras de surveillance, etc.) n’avancent pas. Sur les 1 445 k€ de dépenses d’équipement prévus en 2015, seuls 252 k€ auront été réalisés, soit 17%.

 

Conséquences : Une attractivité moindre par rapport à des communes voisines comme Crespières au développement bien plus dynamique. Le risque de voir notre poids diminuer au sein de l’Intercommunalité augmente considérablement.

Il serait temps de conjuguer l’expérience et la connaissance du village et des dossiers, acquise après 30 années aux commandes, avec celles de la génération active, en phase avec les évolutions techniques autant que sociétales.

Nous devons tous accepter les changements et les utiliser pour servir nos projets. Refuser de les prendre en compte c’est risquer de ne plus pouvoir ni savoir maitriser notre avenir et celui de nos enfants.

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